Nous passons environ 90 % de notre temps à l'intérieur. De ce fait, la conception des bâtiments est primordiale : nous souhaitons des logements confortables, esthétiques, fonctionnels, durables et peu coûteux à entretenir (donc économes en énergie). Nous voulons également des logements abordables , ce qui implique forcément des compromis, car trouver un logement à la fois bon marché, économe en énergie, de bonne qualité, fonctionnel et esthétique est difficile, voire impossible. C'est pourquoi nous établissons des priorités.
Cet article prendra l'efficacité énergétique comme point central et priorité absolue et abordera les principes à prendre en compte lors de la conception d'une maison écoénergétique.
Principes du cycle de vie des bâtiments
Les principes du cycle de vie d'un bâtiment prennent en compte non seulement l'efficacité énergétique de la maison lorsqu'elle est utilisée, mais mesurent également son efficacité énergétique pour :
L'efficacité énergétique lors de l' utilisation est relativement facile à mesurer. Par exemple, une ampoule LED consomme 80 % d'énergie en moins qu'une ampoule halogène pour produire la même quantité de lumière.
Comment interpréter le reste ? Prenons l’exemple d’une fenêtre fabriquée localement : est-elle pour autant plus écoénergétique ? Le verre est-il également produit localement ? Dans le cas contraire, qu’en est-il des matières premières, de l’efficacité du processus de fabrication et de la logistique ? De nombreuses questions similaires et de nombreuses variables entrent en ligne de compte. Les d’analyse du cycle de vie (ACV) manquent de données sous-jacentes, et l’objectif de l’ACV justifie une simplification. Ces outils calculent généralement des équivalents CO₂ simplifiés pour chaque étape. Par exemple, des données génériques et moyennes pour un groupe de produits (par exemple, l’énergie nécessaire à la production de ciment et l’émission de CO₂ équivalente correspondante).
Cela dit, il est important de prendre en compte le cycle de vie d'un bâtiment, ce qui peut mener à des choix plus économes en énergie. Cela permet aux concepteurs de ne pas oublier que l'efficacité énergétique ne se limite pas à la phase d'utilisation du bâtiment et que toutes les phases doivent être considérées afin de limiter la consommation énergétique globale.
Les bâtiments passifs utilisent un ensemble de principes de conception pour optimiser leur efficacité énergétique tout en créant un environnement de vie intérieur confortable et sain. Les principaux principes sont les suivants :
La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments définit un bâtiment à consommation d'énergie quasi nulle comme « un bâtiment présentant une très haute performance énergétique. La quantité d'énergie quasi nulle ou très faible requise doit être couverte en grande partie par de l'énergie provenant de sources renouvelables, y compris l'énergie renouvelable produite sur place ou à proximité. »
Ce principe est important car il incite à réfléchir à la conception de maisons économes en énergie et aux sources d'énergie. De plus, il s'agit d'un concept générique utilisé dans toute l'UE, assorti de mesures précises permettant de différencier les maisons à haute performance énergétique et d'accroître la valeur immobilière, une maison NZEB ayant une valeur supérieure .
Actuellement, un critère NZEB (bâtiment à consommation d'énergie quasi nulle) stipule qu'une maison n'émet pas plus de 3 kg d'équivalent CO2 par m² et par an. Prenons l'exemple d'une maison de 100 m² qui émet 300 kg de CO2 par an. À titre de comparaison, cela équivaut la consommation de 125 litres d'essence pour une voiture.
Note 1 : une NZEB du centre de l'Italie et NZEB du nord de la Finlande ne peuvent pas être comparées exactement, mais en principe, l'objectif des NZEB est solide.
Note 2 : Il ne faut pas confondre ce principe avec de maison à énergie nette zéro, qui signifie qu’une maison produit autant d’énergie renouvelable qu’elle en consomme. Cela ne signifie pas pour autant qu’une maison est nécessairement économe en énergie.
Nous ne pouvons pas contrôler notre maison à distance (température, ventilation). Il nous arrive aussi d'oublier certaines choses (éteindre une lumière ?) ou d'avoir la flemme de les faire (débrancher un ordinateur). C'est là qu'une maison connectée peut nous aider à automatiser et optimiser les processus, et à économiser de l'énergie.
Une maison intelligente bien configurée peut permettre d'économiser jusqu'à 20 % d'énergie, voire jusqu'à 40 %. Elle peut également fournir des données et nous aider à analyser comment adopter des comportements plus durables.
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